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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 00:00

Pour prendre connaissance, télécharger, recevoir gratuitement le rapport du mal logement 2010, cliquer sur le lien suivant: link

La crise du logement amplifie les inégalités
Par Michaël Hajdenberg
 

Article publié le lundi 01 février 2010 dans Médiapart

 

La crise du logement a précédé la crise économique et, selon toute vraisemblance, elle lui survivra. Car cette crise est structurelle, comme le montre le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, publié aujourd’hui (voir sous l’onglet Prolonger). La France compte 3,5 millions de mal-logés, 6,5 millions d’individus en situation de fragilité. Et pour ces 10 millions de personnes, la crise du logement est d’autant plus grave qu’elle ne reflète pas seulement les inégalités sociales. Elle les amplifie.

 

Ces deux dernières années, les chiffres de la construction ont chuté. Le marché social comme le marché privé sont donc toujours aussi tendus : il manque 900.000 logements, toutes catégories

confondues, et les loyers s’en ressentent.

 

Chaque année, 2,5 à 3 millions de personnes recherchent un nouveau foyer. Seulement, à chaque fois qu’un logement se libère, le loyer de relocation augmente. Si un appartement a été reloué

12 fois en 12 ans (cela peut arriver, par exemple quand un propriétaire loue chaque année à un nouvel étudiant) le loyer a augmenté de 100% depuis 1997. Alors qu’il n’a augmenté que de

33% quand le locataire est resté sur place pendant toute cette période.

 

En 2002, la dépense moyenne annuelle pour se loger était de 7900 euros. Elle est passée à 9700 euros (+23%). A Paris, le loyer moyen des ménages représente 34 % de leur revenu. 14 % des

Parisiens consacrent même entre 45 % et 65 % de leur revenu à se loger.

 

En France, sur environ 11 millions de locataires, 1,8 million disent avoir des difficultés à payer leur loyer. Parmi eux, 560.000 ménages sont en impayés de loyer depuis plus de mois, susceptibles donc d’être assignés en justice. C’est deux fois plus qu’en 2002, et encore : ces chiffres datent de 2006, c’est à dire avant que la crise sociale ne frappe, avant qu’un million de chômeurs n’arrivent en fin de droits.

 

3,4 millions de ménages touchés par la précarité énergétique

 

De façon, générale, les plus modestes sont de plus en plus souvent locataires et de moins en moins propriétaires (de 47 % en 1984 à 39 % en 2006 pour les 25% des ménages les plus modestes).

 

Il faut dire qu’acheter devient de plus en plus difficile. En 1996, pour accéder à la propriété, on empruntait 3 à 3,5 années de revenus. Aujourd’hui, entre 5 à 6 années.

 

Parallèlement, entre 2001 et 2007, les charges ont augmenté de 20%, essentiellement à cause du chauffage. 3,4 millions de ménages sont touchés par la précarité énergétique : ils consacrent plus de 10% de leurs revenus au gaz, au chauffage et à l’électricité (la moyenne nationale est de 5,5%).

 

Logiquement, le logement reflète les inégalités sociales. Mais il fait bien plus. Il les creuse. Les plus pauvres payent proportionnellement beaucoup plus que les plus riches, une fois qu’ils ont fait face aux dépenses contraintes (logement, eau, gaz, électricité, assurances, téléphone) et incontournables (alimentation, transport, santé, éducation)

 

Les dépenses contraintes représentaient 21% du budget des classes moyennes inférieures en 1979, contre 38% 30 ans plus tard. Pendant ce temps, la progression n’a été que de 7 points chez les hauts revenus. «Ces chiffres expliquent en grande partie la problématique du pouvoir d’achat» , commente la Fondation Abbé Pierre.

 

Si une personne dispose du revenu médian (1.467 euros de ressources mensuelles une fois ses impôts payés), il lui restera 910 euros après avoir payé les dépenses contraintes. Après les charges incontournables il ne lui reste plus que 294 ? pour toutes les autres dépenses (loisirs, sorties, vacances, habillement, équipement..., éventuellement mettre un peu d’argent de côté). Pour les 10 %

les plus pauvres, il reste 80 ? par mois.

 

Comme le montre le tableau ci-dessus, le rapport entre les ressources des ménages les plus riches et les plus pauvres est en moyenne de 6,7. Après le paiement des dépenses contraintes et incontournables, ce rapport passe à 18,4.des ménages les plus riches et les plus pauvres est en moyenne de 6,7. Après le paiement des dépenses contraintes et incontournables, ce rapport passe à 18,4.

 

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